Merry Ba · Afropod #12

Programmez votre
Cerveau

Une lecture pratique de l’entretien de Merry Ba sur la PNL : observer ce qui se joue en soi, reprendre de la marge face aux automatismes, puis avancer avec des objectifs, de la discipline et du repos.

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Programmez votre Cerveau — Une lecture pratique de l’entretien de Merry Ba sur la PNL : observer ce qui se joue en soi, reprendre de la marge face aux automatismes, puis avancer avec des objectifs, de la discipline et du repos.

Avant les leçons

Qui parle. D’où vient la conversation.

Un repère rapide pour comprendre la personne, le média et le contexte avant d’entrer dans le recap.

La personne

Coach et formatrice

Merry Ba

Fondatrice de l’Institut Merry Ba ; coach personnelle et professionnelle et enseignante certifiée en PNL

Merry Ba est une coach et formatrice basée à Dakar. Après une formation en comptabilité et finance à Paris, son parcours l’a conduite vers la programmation neurolinguistique, l’hypnose ericksonienne et l’observation du langage corporel. Elle a fondé l’Institut Merry Ba le 9 janvier 2019 afin de proposer des parcours de coaching et de formation. En juillet 2026, l’institut figure dans le répertoire des écoles accréditées de la SICPNL.

Coaching · Programmation neurolinguistique · Leadership

Fondatrice de l’Institut Merry Ba ; coach personnelle et professionnelle et enseignante certifiée en PNL

Merry Ba est une coach et formatrice basée à Dakar. Après une formation en comptabilité et finance à Paris, son parcours l’a conduite vers la programmation neurolinguistique, l’hypnose ericksonienne et l’observation du langage corporel. Elle a fondé l’Institut Merry Ba le 9 janvier 2019 afin de proposer des parcours de coaching et de formation. En juillet 2026, l’institut figure dans le répertoire des écoles accréditées de la SICPNL.

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La source

Média et plateforme culturelle

Afrofeeling

Afrofeeling est un média afro-optimiste qui met en valeur les talents, les entreprises, les cultures et les initiatives du continent africain. Sa plateforme associe magazine, guide, agenda, vidéos et podcasts afin de rendre visibles des parcours et des savoir-faire dans des domaines aussi variés que le business, le design, le tourisme, la culture, l’alimentation et le bien-être.

Entrepreneuriat africain · Culture · Leadership

Média et plateforme culturelle · Afropod, le podcast d’Afrofeeling

Afrofeeling est un média afro-optimiste qui met en valeur les talents, les entreprises, les cultures et les initiatives du continent africain. Sa plateforme associe magazine, guide, agenda, vidéos et podcasts afin de rendre visibles des parcours et des savoir-faire dans des domaines aussi variés que le business, le design, le tourisme, la culture, l’alimentation et le bien-être.

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AVANT-PROPOS

Cette synthèse restitue les idées et outils présentés par Merry Ba dans l’entretien. Les explications sur le cerveau, l’inconscient et la PNL sont formulées comme son cadre de pratique, pas comme un consensus scientifique ni comme un avis médical.

Le fil rouge est très concret : remarquer une réaction, la nommer, questionner son utilité et choisir une petite action. Pour une douleur persistante, un traumatisme ou un deuil, l’entretien rappelle aussi la valeur d’un accompagnement professionnel adapté.

CHAPITRE 1

VOIR LE PROGRAMME

Avant de modifier un automatisme, il faut pouvoir le voir. Merry Ba propose de partir des réactions ordinaires : une tension, une colère, une procrastination ou une phrase intérieure qui revient.

01

REPÉRER LE PILOTE AUTOMATIQUE

Merry Ba présente l’inconscient comme un pilote automatique : il utilise les informations déjà enregistrées pour orienter les réactions et chercher à protéger. Ce cadre n’est pas une mesure scientifique littérale du cerveau ; c’est une image de travail pour comprendre pourquoi certaines réponses partent avant la réflexion. Un automatisme n’est pas une identité : c’est un programme devenu rapide.

Quand une réaction paraît disproportionnée, demandez-vous ce que votre système essaie de prévenir. Notez le déclencheur, la réponse immédiate et l’ancienne expérience à laquelle elle pourrait ressembler. Le but n’est pas de tout expliquer par le passé, mais de remettre un instant de choix là où le pilotage semblait invisible.

— Merry Ba
L’inconscient est
notre pilote automatique.
REPÉRER LE PILOTE AUTOMATIQUE
Il oriente et cherche à protéger.
02

LIRE L’EXPÉRIENCE PAR LES CINQ SENS

Dans le vocabulaire PNL présenté dans l’entretien, une expérience est mémorisée par des images, des sons, des sensations, des goûts et des odeurs. Le ressenti kinesthésique comprend aussi les émotions intérieures. Revenir aux données sensorielles aide à décrire une expérience sans rester prisonnier d’un jugement global.

Face à une émotion forte, faites un inventaire simple : qu’est-ce que je vois mentalement, qu’est-ce que j’entends, où est la sensation dans le corps, quelle intensité lui donnerais-je ? Cette description ne remplace pas un diagnostic ni un soin ; elle rend seulement l’expérience plus précise et donc plus facile à observer.

— Merry Ba
Toute notre expérience passe par
images, sons et ressentis.
LIRE L’EXPÉRIENCE PAR LES CINQ SENS
Les sens donnent une forme au vécu.
03

OBSERVER AVANT DE RÉAGIR

La première marge de manœuvre apparaît quand vous cessez de confondre émotion et instruction. Une tension peut être un signal sans devenir immédiatement une parole sèche, une fuite ou une décision. Observez d’abord le comportement concret : qu’est-ce qui vient de se passer, où la sensation apparaît-elle et cette scène se répète-t-elle ?

Un journal très simple suffit : déclencheur, émotion, pensée automatique, réponse choisie. Il ne s’agit pas de se juger, mais de rendre visible la séquence. À force de la reconnaître, vous pouvez passer du réflexe à une action délibérée.

OBSERVER AVANT DE RÉAGIR
— Merry Ba
La prise de conscience,
c’est d’abord
l’observation de soi.
04

DONNER UNE SORTIE À L’ÉMOTION

Une émotion tue ne disparaît pas forcément ; elle peut continuer à colorer les pensées et les relations. L’entretien invite à lui trouver une forme d’expression sûre : parler à la personne concernée, écrire sans filtre, peindre, chanter ou simplement nommer précisément ce qui est là. Nommer n’est pas accuser.

Essayez la formule : « Quand cela s’est produit, j’ai ressenti… et j’aurais besoin de… ». Si la conversation n’est pas possible, écrivez-la d’abord pour vous. Le but n’est pas de dramatiser chaque sensation, mais d’éviter que le non-dit pilote silencieusement la suite.

— Merry Ba
Tout ce qui ne s’exprime pas
s’imprime.
DONNER UNE SORTIE À L’ÉMOTION
Nommer l’émotion libère.
05

TRIER CE QUI VOUS APPARTIENT

Une habitude familiale peut contenir à la fois une valeur utile et une contrainte devenue inadaptée. Merry Ba raconte comment elle a gardé le goût de l’ordre transmis par sa grand-mère sans imposer le même rythme à son mari. Hériter ne signifie pas répéter tout le paquet.

Choisissez une règle que vous appliquez automatiquement. Demandez : qu’est-ce que je veux conserver, qu’est-ce qui appartient à un autre contexte, et quel effet cela produit-il sur les autres aujourd’hui ? Cette séparation permet d’honorer une transmission sans lui abandonner toutes vos décisions.

— Merry Ba
Qu’est-ce qui m’appartient ?
Qu’est-ce qui ne m’appartient pas ?
TRIER CE QUI VOUS APPARTIENT
Je garde le bon, j’adapte le reste.
06

PASSER DE « POURQUOI MOI ? » À « COMMENT FAIRE ? »

Certaines questions enferment dans la recherche d’un coupable ; d’autres ouvrent un chemin. Merry Ba décrit son basculement lorsqu’elle a remplacé « pourquoi moi ? » par « qu’est-ce que je peux faire pour moi ? ». Le mot “comment” oriente l’attention vers les options sans nier ce qui a été subi.

Prenez un problème actuel et écrivez trois versions opératoires : « Quelle est la prochaine étape ? », « De quelle aide ai-je besoin ? », « Que puis-je tester cette semaine ? ». La responsabilité, ici, ne signifie pas que tout est votre faute. Elle désigne la partie sur laquelle vous pouvez agir maintenant.

PASSER DE « POURQUOI MOI ? » À « COMMENT FAIRE ? »
— Merry Ba
Qu’est-ce que
je peux faire
pour moi ?
07

DÉPOSER LE SAC SANS EFFACER LE PASSÉ

Faire la paix avec le passé ne veut pas dire approuver ce qui s’est produit ni oublier. Dans l’entretien, l’image est celle d’un bagage émotionnel trop lourd : conserver l’expérience utile, tout en diminuant l’intensité qui retient dans le présent. Le fait reste ; la relation au fait peut évoluer.

Demandez-vous : quelle histoire est-ce que je répète ? M’aide-t-elle aujourd’hui ? Que puis-je garder comme apprentissage, et que puis-je déposer ? Pour un traumatisme, un deuil ou une détresse durable, ce travail mérite un cadre professionnel ; l’autonomie n’exclut jamais l’accompagnement.

— Merry Ba
Prendre les expériences qu’il faut,
diminuer l’intensité
DÉPOSER LE SAC SANS EFFACER LE PASSÉ
du bagage émotionnel.

CHAPITRE 2

REPRENDRE LA MAIN

Une voix intérieure, une peur ou une comparaison n’est pas forcément un verdict. On peut écouter l’information qu’elle transporte, puis décider de la place qu’on lui donne.

08

ACCUEILLIR L’ÉMOTION SANS RÉSISTER

Dans son récit du deuil, Merry Ba insiste sur une étape qui ne peut pas être accélérée par une technique : reconnaître la réalité de la douleur et lui laisser un espace sûr. Accueillir n’est ni aimer la souffrance ni renoncer à aller mieux. C’est cesser d’ajouter une lutte permanente à ce qui est déjà là.

Créez un cadre précis : un lieu calme, un temps limité, une personne de confiance si nécessaire. Respirez, nommez la sensation et observez sa variation au lieu d’exiger sa disparition immédiate. Pour un deuil lourd, un traumatisme ou une détresse persistante, faites-vous accompagner par un professionnel qualifié.

— Merry Ba
Laisse l’émotion
te traverser.
ACCUEILLIR L’ÉMOTION SANS RÉSISTER
Respire et laisse l’intensité évoluer.
09

AUDITER LA VOIX INTÉRIEURE

La petite voix peut jouer le sage ou le critique. La supprimer n’est pas toujours utile : parfois, elle signale un risque réel ; parfois, elle répète une vieille histoire. La question décisive devient : « Est-ce utile et aidant maintenant ? »

Quand une phrase comme « je ne suis pas capable » apparaît, identifiez son intention. Veut-elle éviter l’échec, le rejet, l’impréparation ? Transformez alors l’alarme en consigne : lister les risques, demander un avis, préparer une répétition. Si elle ne produit aucune information exploitable, baissez symboliquement son volume et revenez à l’action présente.

— Merry Ba
Quelle est
l’histoire
AUDITER LA VOIX INTÉRIEURE
que tu te racontes ?
10

FAIRE DE LA PEUR UNE CONSEILLÈRE

La peur peut prévenir sans commander. Au lieu de lutter contre elle ou de lui obéir, Merry Ba propose de l’asseoir en face de soi : « Qu’est-ce que tu veux me dire ? ». Une peur concrète peut devenir préparation ; une peur imaginaire peut être reconnue sans arrêter le mouvement.

Faites deux colonnes : danger vérifiable et scénario anticipé. Pour le danger, ajoutez une mesure de protection. Pour le scénario, choisissez une expérience réversible et petite. Le courage n’est pas l’absence de peur : c’est la capacité à extraire son message, calibrer le risque et avancer avec une protection proportionnée.

FAIRE DE LA PEUR UNE CONSEILLÈRE
— Merry Ba
La peur est
un ami bienveillant.
Elle avertit ; elle ne bloque pas.
11

NOMMER LES QUATRE FREINS

L’entretien regroupe quatre sources fréquentes de blocage : croyances limitantes, peurs, excuses et mauvaises habitudes. Les nommer évite de traiter tous les arrêts comme un manque de volonté. Chaque frein appelle une réponse différente : vérifier une croyance, sécuriser un risque, contester une excuse ou modifier une routine.

Prenez un projet bloqué et classez ce qui vous retient dans ces quatre catégories. Pour chacune, écrivez une expérience minuscule : chercher une preuve contraire, réduire le danger, retirer une contrainte ou changer un déclencheur. Le diagnostic n’a de valeur que s’il débouche sur un test concret.

— Merry Ba
Croyances, peurs, excuses,
mauvaises habitudes.
NOMMER LES QUATRE FREINS
Quatre freins, quatre réponses.
12

ÉLARGIR SA CARTE DU MONDE

Chacun interprète la réalité à travers une carte intérieure faite d’expériences, de croyances et de sensations. Cette carte n’est pas le territoire complet ; elle contient ce qui a été enregistré jusqu’ici. Une perspective nouvelle peut ajouter une route là où l’ancienne carte ne montrait qu’une impasse.

Quand deux personnes ne voient pas une situation de la même façon, cherchez d’abord les informations différentes dont chacune dispose. Ajoutez ensuite volontairement une donnée à votre carte : une conversation, une compétence, un essai ou un contexte nouveau. Élargir sa carte ne force pas à abandonner ses valeurs ; cela augmente le nombre d’options visibles.

— Merry Ba
Chaque personne a
sa carte du monde.
ÉLARGIR SA CARTE DU MONDE
On peut y ajouter de nouvelles informations.
13

SÉPARER SA VALEUR DE SON STATUT

Un poste, un revenu ou un rôle visible ne résume pas une personne. L’entretien distingue l’estime de soi des signes extérieurs et rappelle que le travail n’est qu’un rôle parmi d’autres. Si une seule casquette porte toute votre valeur, chaque revers devient une crise d’identité.

Dressez la carte de vos rôles — collègue, parent, ami, créateur, membre d’une communauté — puis notez ce que vous apportez dans chacun. Ajoutez ce qui demeure même quand aucun rôle ne “performe” : vos valeurs, votre présence, votre capacité à apprendre. Cette base rend l’ambition moins fragile et la comparaison moins envahissante.

SÉPARER SA VALEUR DE SON STATUT
— Merry Ba
Ton travail
ne te définit pas.
Tu as de la valeur.
14

REVENIR À SOI POUR CHOISIR

À force de regarder les trajectoires des autres, toutes les directions paraissent urgentes. Merry Ba suggère un retour à soi : capacités, talents, potentiel et activités qui donnent de l’énergie. Le désir devient plus lisible quand il part de l’expérience vécue plutôt que du fil d’actualité.

Pendant une semaine, relevez les moments où vous apprenez vite, où l’on vous demande naturellement de l’aide et où vous perdez la notion du temps. Cherchez le croisement, pas un métier parfait. Puis testez une piste à petite échelle. La clarté vient souvent moins d’une révélation que d’une succession d’expériences attentivement observées.

— Merry Ba
Quels sont mes talents ?
Quel est mon potentiel ?
REVENIR À SOI POUR CHOISIR
Qu’est-ce que j’aime faire profondément ?
15

CHANGER LE FORMAT DE L’IMAGE INTÉRIEURE

L’entretien propose une expérience PNL : quand une image mentale revient avec une forte intensité, modifier ses qualités — couleur, taille, son ou distance — peut changer le ressenti associé. Il ne s’agit pas d’effacer un événement ni de traiter seul un trauma. Le contenu reste ; la manière dont il occupe l’écran intérieur peut devenir moins envahissante.

Avec un souvenir modérément inconfortable, imaginez l’image en noir et blanc, baissez le son puis réduisez-la jusqu’à la taille d’une carte. Évaluez l’intensité avant et après. Arrêtez si cela augmente la détresse ; pour un souvenir traumatique ou persistant, utilisez ce type de travail uniquement avec un professionnel compétent.

— Merry Ba
Mets l’image en noir et blanc,
réduis-la.
CHANGER LE FORMAT DE L’IMAGE INTÉRIEURE
Observe comment le ressenti change.

CHAPITRE 3

METTRE LE FUTUR EN MOUVEMENT

La transformation ne tient pas dans une affirmation. Elle prend forme dans un objectif bien formulé, des actions répétées et une récupération qui permet de durer.

16

FORMULER CE QUE VOUS VOULEZ

« Ne plus échouer » décrit ce que vous fuyez, pas la destination. L’entretien recommande un objectif positif, spécifique, mesurable et atteignable, puis ajoute un test souvent oublié : l’écologie. Que gagnez-vous, que risquez-vous, et quel effet ce choix aura-t-il sur votre entourage direct ?

Réécrivez l’objectif comme un résultat observable : « publier un épisode test avant vendredi » plutôt que « arrêter de procrastiner ». Définissez le seuil de réussite, les ressources disponibles et les limites à protéger. Un objectif soutenable vaut mieux qu’un objectif spectaculaire qui détruit les conditions nécessaires pour continuer.

— Merry Ba
Un objectif doit être positif,
très spécifique,
FORMULER CE QUE VOUS VOULEZ
mesurable, atteignable et écologique.
17

CONSTRUIRE LE FUTUR AU PRÉSENT

Une vision lointaine peut guider ; vécue en permanence, elle peut aussi nourrir l’anxiété. Merry Ba propose une formule utile : garder le long terme en vue, puis revenir travailler à court terme. Le futur ne se construit que dans le présent disponible.

Transformez votre vision annuelle en horizon de trente jours, puis en action d’aujourd’hui. Demandez : « Quel geste de quinze minutes rend la suite plus facile ? ». Cette réduction ne manque pas d’ambition ; elle retire au cerveau la charge de résoudre tout le parcours en une fois et remet l’énergie sur la prochaine pierre du chemin.

— Merry Ba
Le futur
se construit au présent.
CONSTRUIRE LE FUTUR AU PRÉSENT
Travaillez maintenant pour construire la suite.
18

VISUALISER LE CHEMIN, PAS SEULEMENT L’ARRIVÉE

La visualisation décrite dans l’entretien ne consiste pas seulement à contempler une scène idéale. Elle sert à se projeter, clarifier les étapes et repérer à l’avance obstacles et opportunités, comme un sportif qui répète mentalement son geste. Une image utile prépare l’action ; elle ne la remplace pas.

Fermez les yeux quelques minutes et voyez le prochain jalon de votre objectif. Ajoutez ensuite le premier obstacle probable, la ressource dont vous aurez besoin et l’action de départ. Revenez au présent avec une tâche datée. Si la visualisation augmente le stress, réduisez l’intensité et utilisez une scène plus neutre.

VISUALISER LE CHEMIN, PAS SEULEMENT L’ARRIVÉE
— Merry Ba
Visualisez l’objectif,
visitez les obstacles
et les opportunités du chemin.
19

ADOSSER LA CROYANCE À L’ACTION

Visualiser ou affirmer peut orienter l’attention et soutenir la motivation, mais l’entretien insiste sur ce qui vient ensuite : les efforts, la rigueur et les détails. La croyance utile n’est pas une preuve que le résultat arrivera ; c’est un appui pour faire le travail.

Associez chaque affirmation à un comportement visible. « Je peux développer ce projet » devient : appeler un utilisateur, préparer une démonstration ou pratiquer trente minutes. Mesurez les répétitions plutôt que l’humeur. Une conviction devient robuste quand elle survit au contact du réel, apprend du retour et produit la prochaine action.

— Merry Ba
Il faut y croire
et il faut faire
ADOSSER LA CROYANCE À L’ACTION
ce qu’il faut pour que ça se passe.
20

FAIRE DU REPOS UNE DISCIPLINE

La récupération n’est pas la récompense reçue quand tout est fini ; elle fait partie du système de performance. L’entretien compare le cerveau à une machine qui finit par saturer et le repos à la récupération d’un sportif. Si vous ne programmez aucun arrêt, votre corps peut finir par l’imposer.

Placez le repos dans l’agenda avant de remplir le reste : sommeil, pauses sans écran, journée allégée, temps de réflexion. Observez aussi ce que l’espace fait émerger — idées, perspective, envie. La discipline durable alterne charge et récupération ; elle ne confond pas constance et activité permanente.

— Merry Ba
Le temps de repos,
comme pour un sportif,
FAIRE DU REPOS UNE DISCIPLINE
fait partie de l’entraînement.

À VOUS DE JOUER

Choisissez une seule leçon. Pendant sept jours, notez le déclencheur, l’émotion, l’histoire que vous vous racontez et l’action que vous choisissez. Le but n’est pas de devenir parfaitement positif : c’est de créer un peu plus d’espace entre ce qui arrive et ce que vous en faites.

Puis formulez un objectif positif, spécifique et soutenable pour votre entourage. Donnez-lui une action de quinze minutes et un vrai temps de récupération. C’est là que l’intention commence à devenir une pratique.